Laos – Thailand

Le voyage commence dans le calme du nord, à Luang Prabang, où les moines glissent dans les rues à l’aube et où la lumière du Mékong semble suspendre le temps.

En descendant vers Vang Vieng, les montagnes se referment, la brume s’accroche aux rizières et chaque tournant dévoile un nouveau décor — un pays de contrastes et de silence.

Plus au sud, Vientiane offre une autre facette du Laos : plus urbaine, mais toujours paisible, entre pagodes dorées et rives du fleuve.

Le voyage s’achève à Paksé, puis sur les 4000 îles, là où le Mékong s’élargit jusqu’à se confondre avec le ciel.

À travers ces étapes, mes photos racontent un Laos simple et profond, où le temps s’étire, où la lumière dessine les visages, et où chaque rencontre devient un souvenir gravé dans l’objectif.




  • Lueur solitaire

    Une barque solitaire fend les eaux dormantes du Mékong, reflet pâle d’un ciel orageux. Les nuages, amoncellement de coton noir, laissent filtrer une lumière fantomatique qui se brise sur la surface liquide. Au loin, une silhouette montagneuse, ombre endormie à l’horizon. Une scène de quiétude mélancolique, où l’homme se fond dans l’immensité de la nature.


  • Écho d’un voyage

    Un quai désert, où l’ombre d’un auvent danse sur les pavés. Un train, immobile, visage d’acier et de verre, attend, gorgé de souvenirs de voyages passés. Des silhouettes humaines, fantômes aux contours flous, patientent, suspendues entre deux mondes. L’écho d’un sifflet lointain vibre dans l’air, promesse d’une aventure imminente, d’un départ vers l’inconnu, dans le cœur silencieux de cette gare oubliée.


  • Mémoire de pierre et murmures d’ombre

    Sous un ciel d’azur parsemé de nuages flâne la lumière, caressant les vieilles pierres d’un royaume oublié. Les stupas élancés percent le temps, témoins silencieux de siècles révolus. Les arbres s’inclinent doucement comme pour écouter les récits du vent, et l’herbe, tendre tapis d’émeraude, berce les pas d’éternité.


  • Scène de rue animée à Bangkok

    Dans l’effervescence d’une ruelle, le noir et blanc capture une chorégraphie urbaine. Scooters tracent leur chemin comme des flèches dans le vent, tandis que les âmes laborieuses, chariots à la main, tissent la trame quotidienne. Poussière, regards et commerce se fondent dans une cadence familière. Une harmonie rugueuse, battue par le tumulte, mais portée par l’élan des vies anonymes.


  • À Table, l’Âme du Monde

    Dans ce café baigné de lumière, le temps suspend son souffle. Des rires murmurés et des silences partagés tissent le tissu invisible de l’humanité. Sous le toit d’acier et de chaleur humaine, les regards se croisent, les gestes parlent. La simplicité du moment devient poésie, et dans l’éclat du noir et blanc, chaque ombre raconte une histoire.


  • Reflets d’Éternité

    Sous l’ombre bienveillante d’un arbre ancien, les ruines de Wat Phra Ram majestueuses s’élèvent vers un ciel d’azur. Leurs silhouettes, empreintes de sagesse millénaire, se mirent dans l’eau paisible comme des souvenirs figés dans le silence du temps. Chaque pierre chuchote un secret oublié, chaque reflet invite à la contemplation. Entre ciel et terre, passé et présent s’embrassent dans une danse immobile.


  • Capitaine d’Asphalte

    Au cœur d’un labyrinthe urbain, Ubon Ratchathani dans la fin fond de la Thaïlande, un homme gouverne son navire de fer et de rouille, défiant le bitume avec la «sagesse des routes ». Sous le toit cabossé d’un tuk-tuk, il trace son chemin entre les ombres du passé et la lumière du jour. Chaque vibration du moteur fredonne une chanson de liberté, chaque carrefour devient un poème en mouvement. Le monde défile comme un vieux film en noir et blanc, mais lui, éternel voyageur, peint la ville avec le bruit de ses roues et l’invisible promesse d’ailleurs.


  • Rizières sous un ciel d’ardoise

    Les rizières danse au souffle du vent, vêtue d’or tendre sous le regard bienveillant d’un ciel voilé. Les arbres silencieux gardent le secret de la sérénité qui plane, et au loin, des palmiers élancés dessinent la frontière entre rêve et terre. Chaque herbe murmure un poème ancien, chaque couleur chante la promesse de l’abondance.


  • Repos des pêcheurs

    Les pirogues colorées dorment sur le rivage, bercées par le souffle paisible d’un ciel chargé de songes. Le Mékong, vaste et brun, chante le murmure d’un monde ancien entre les collines lointaines et les arbres silencieux. Le sable, creusé de pas effacés, témoigne d’un passage furtif, d’une aventure suspendue. C’est le repos des pêcheurs, des rêveurs sans boussole, entre deux rives, entre deux temps.


  • Symphonie de l’instant brut

    L’eau tumultueuse des cascades de Li Phi Somphamit dévale la roche ocre avec la fougue d’un cœur indompté, sculptant l’éternité dans l’instant. Le ciel ponctué de nuages veille sur ce tumulte, miroir du monde sauvage. Chaque cascade chante un poème de liberté, tandis que les arbres, silencieux témoins, murmurent à la brise les secrets anciens du fleuve.


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